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Violation des droits de l’homme des personnes deplaces en Colombie


La Colombie est l’un des pays qui compte le plus grand nombre de personnes déplacées à l’intérieur de leurs frontières. Plus de 1.500.000 Colombiens ont été forcés d’abandonner leur maison pendant le dernier décennie. En janvier 1999 à cause du tremblement de terre, plus de 200.000 personnes se sont ajoutées au total national.

Les personnes déplacées à l’intérieur de leurs frontières sont une catégorie qui embarrasse les organisations d’aide humanitaire car il n’existe pas d’institution exclusivement chargée de s’occuper de ce phénomène ainsi qu’une législation applicable à cette situation. Les personnes déplacées sont extrêmement vulnérables et inadéquatement protégées par la législation internationale. Elles représentent souvent une gêne et une complication pour le gouvernement national. Les personnes déplacées partagent beaucoup de besoins réfugies, mais leurs droits manquent de clarté au niveau de la législation internationale.

La plupart de personnes déplacées sont victimes de la haine politique et en grande partie dû à la lutte entre la guérilla et le gouvernement pour contrôler la terre. Il y a quinze ans les narco trafiquants déplaçaient les gens pour contrôler une partie du territoire. Ils sont maintenant les plus grands propriétaires terriens du pays ayant sous leur contrôle entre 3 et 5 millions d’hectares de la meilleure terre pour la agriculture et l’élevage. Aujourd’hui, le déplacement s’accélère à cause des intérêts commerciaux internationaux. Par exemple, les régions de la Colombie qui sont davantage frappées par le déplacement soient parmi les plus riches en pétrole, or et bois, ou soient de zones où de gros investissements étrangers sont mis en ouvre. Les propriétaires terriens, les trafiquants de drogue et les agents gouvernementaux locaux sont liés aux groupes paramilitaires, afin d’inciter les gens à quitter leur propre terre. L es agents gouvernementaux affirment que les gens abandonnent une zone de guerre dangereuse et que ne peuvent pas y retourner en toute sécurité. Cependant il n’y a aucune discussion sérieuse ou action concrète du gouvernement pour faciliter le retour. En fait, cette terre, est souvent occupée ensuite par les multinationales et trafiquants de drogue.

Pétrole, paramilitaires et déplacement. L’économie est à la racine du phénomène actuel du déplacement interne en Colombie. L’industrie du pétrole en Colombie, est un exemple d’accords entre le gouvernement et les compagnies multinationales qui transforment les citoyens colombiens en déplacés internes. Dans le cadre de la globalisation et des conditions du marché néo-libéral, imposées par les institutions financières internationales sur le pays en voie de développement, la Colombie a ouvert ses ports aux multinationales du pétrole pour acquérir un plus grand contrôle sur l’une de ses plus rentables ressources naturelles. Nous avons vu des cas où la terre récemment nettoyée est acquise par des investisseurs étrangers et les propriétés sont entourées de zones de sécurité surveillées par des militaires ou des forces paramilitaires d’extrême droite.

En novembre 1997, le responsable colombien de la sécurité demandait aux Coopératives Rurales d’Autodéfense et de sécurité, connues sous le nom de Convivir, de garantir la protection des travaux des multinationales. Cette décision a été prise quatre mois avant que les négociations conduites par le Royaume Uni, au nom de l’union Européenne, aboutissent à la rédaction de la Déclaration du Président sur la Colombie qui affirmait que le 54éme commission des droit de l’homme de l’ONU se félicitait des recommandations de la Cour Constitutionnelle colombienne du 7 novembre d’imposer de sévères contrôles sur les armes que possédaient les services privés spéciaux de sécurité et de surveillance (connus sous le nom de convivir). Elle se félicitait aussi des mesures adoptées par le gouvernement de réglementer la constitution et le fonctionnement de ces corps, en particulier pour interdire qu’elles ne s’établissent dans des zones de conflit. C’était la première fois qu’un document des Nations Unies reconnaissant la légitimité d’une force armée mercenaire privée pour protéger une propriété privée d’un pays en disant que ces organisations devaient être contrôlées mais pas mises hors loi.

Le pétrole en Colombie, est la principale source d’exportation. Comparé au café, qui en 1996 représentait 3,4% du GNP et 15,2% des exportations colombiennes, le pétrole représentait 4,3%du GNP des exportations du pays de façon autonome à partir de leur création en les années 40. Maintenant, la plupart des gains d’Ecopetrol dépendent de sont association avec British Petroleum (BP) qui a commencé en 1997 à extraire du pétrole brut du plus grand gisement (estimé à 2 milliards de barils évalués à US 25.000.000.000) découvert en Colombie. En 1997, un tiers de tout le pétrole colombien a été produit par BP. En 1998, le multinationale BP, étant au premier rang. A explorait 3.245 milles carrés du territoire nationale. 

Association Franco-Colombienne pour les Droits de l’Homme et la Paix. Paris. Juin 1999

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