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35 ans de lutte pour la democratie et la coexistence  pacifique en Colombie

 
Cela fait 35 (Mai 1964) que 16.000 unités de l’armée officielle de Colombie, ont délogé à feu et sang, les paysans de la région de Marquetalia (Tolima), sous le prétexte d’en finir avec les républiques indépendants. A l’époque, tout ce que l’on demandait au gouvernement, c’était une aide matérielle pour le progrès de la région et des garanties contre l’action de la Force Publique et ses sbires qui ne cessaient pas les agressions contre les habitants de cette zone.


A cette époque également on tenta de dialoguer pour chercher des solutions à la situation. Mais les militaristes de toujours, incrustés dans le gouvernement et son appareil belliqueux, demandèrent appui, champ libre et budget pour liquider par le moyen des armes le < foyer communiste de Marquetalia>. Pour eux, il n’y avait là que subversion, idées étrangères et des bandits qu’il fallait écraser. C’était l’ennemi de l’intérieur qui depuis le 9 avril 1948, essayait d’imposer le chaos pour prendre le pouvoir. C’est avec cette philosophie, avec cette même conception de l’état, que depuis 1948, les différents gouvernements ont essayé de balayer l’opposition politique et la protestation des citoyens.
 

Ils ont stimulé et développé la politique criminelle de < l’ennemi de l’intérieur> qui laisse les mains libres aux Forces Armées pour avancer la sale guerre en faisant disparaître, en assassinant, en torturant, et maltraitant tous ceux qui manifestent leur opposition au régime.


Et, au nom des institutions de la démocratie et de la civilisation occidentale, ils ont arrosé le sol Colombien du sang de milliers de ses fils. Ils assassiné, torturé et fait disparaître des ouvriers, des paysans, des intellectuels, des étudiants, des journalistes, des Médecins, des indigènes, des syndicalistes, des dirigeants politiques, des cadres et des femmes de foyer. Dans une course démentielle cotre le progrès et la coexistence citoyenne.

Sous le prétexte d’en finir avec le communisme, ils ont semé la terreur d’état dans la société Colombienne, parfois revêtus de l’uniforme militaire, d’autre fois vêtus en civil sous la dénomination de sbires, autodéfenses, paramilitaires, mouchards ou simplement d’espions. Tous ont des sauf-conduits et des permis pour assassiner, ils ont servi d’appareil destructeur contre le mouvement populaire ses dirigeants politiques. Jamais ils n’ont cessé, au cours de la vie dite républicaine de notre nation, d’utiliser le crime politique comme forme naturelle d’exercice du pouvoir.

A travers de l’histoire politique de notre pays, les autorités Colombiennes ont été élues par des minorités. C’est l’abstention qui a largement gagné les élections. Les élus ont peut être rempli les exigences légales, mais, dans leur grande majorité manquent de légitimité. Les manoeuvres dirigées par les gouvernements, en payant des votes en argent ou en faveurs, les mensonges officiels des grands moyens de communication, leur manipulation des résulta finaux, avec le vote organisé des policiers par le général Serrano, celui des soldats déguisés en civil ; pas plus que l’activité éhontée des paramilitaires qui obligeaient à voter ou placer les urnes dans d’autres régions, le vote des enfants et des mineurs et le ramassage de votes maison par maison. Tout cela, ajouté aux tromperies honteux, à la corruption de toujours et à la violence accrue de la force publique.

Sur le mur d’honneur de l’école des Amériques, figurent les noms des généraux Colombiens retraités : Faruk Yanine DIAZ et Harol BEDOYA PIZARRO

Paris 01 07 1999. 
 
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